25 novembre 2009
Mission scientifique à la Réserve Naturelle des Nouragues
(C'est pas tout ça mais maintenant on est deux en Guyane. Donc Vincent a aussi son droit à la parole...)
Du 30 octobre au 10 novembre 2009 (mon anniv'), avec mes potes chiroptérologues de métropole et de Guyane, on s'est organisé une mission au camp scientifique du CNRS en forêt tropicale au sein de la Réserve Naturelle des Nouragues.
Objectif n°1: capturer un maximum de chauve-souris pour étudier leurs émissions ultra-sonores.
On n'a pas lésiné pas sur les moyens: pirogue, hélicoptère, détecteurs d'ultrasons ultra-sophistiqués, sacrifices de filets sur les dents des chauve-souris, etc.
A la base, c'était mal parti: au lieu de mettre 4h de pirogue pour rejoindre le camp, on en a mis 7 à cause d'une saison sèche exceptionnelle!

Mais tout s'est bien passé: superbe ambiance, plus d'une 30aine d'espèces de chauve-souris capturées dont quelques espèces mythiques et délirantes que voici:
Chrotopterus auritus (photo de Thierry Disca), une des rares chauve-souris carnivores et, croyez-moi, ça se sent bien! Mes gants en cuir sont ouverts sur environ 1 cm!!
.Lonchorhina inusitata, endémique de Guyane française. ZE look délirant!!!
Desmodus rotundus, le fameux VAMPIRE.
Les Nouragues, c'était aussi l'occasion d'observer des animaux en canopée, grâce à des tours hautes de 46m. Moments magiques tôt le matin: les brumes envahissent les cimes, les kwatas sont déjà là, à quelques mètres, et dégustent des fleurs de wapa dans des positions invraisemblables. Plus tard, un couple de aras macao nous gratifiera de plusieurs passages au raz de la tour alors qu'un trogon violacé chantait autour de nous sur les plus hautes cimes. Kwata (Ateles paniscus) 
Trogon violacé (Trogon violaceus) 
Ça, c'est pour planter le décor. Bien sûr, il y a eu bien d'autres choses observées comme l'ocelot, des magnifiques dendrobates, un grand nombre de serpents dont une espèce nouvelle pour la réserve...
Bref, si on doit faire une conclusion, les réserves en forêt de l'intérieur, c'est autre chose que les forêts du littoral!! Pas de chasse, et ça se voit...
Et pour rentrer, le jour de mon anniversaire, un p'tit tour en hélicoptère!
21 novembre 2009
Pétage de plomb quotidien
On habite à 7 personnes dans une maison. Autant dire que ce n'est jamais calme...
Faut dire qu'on habite dans une colocation où il peut arriver de faire le ménage à 23h après une bataille d'eau géante. Une espèce de "loup" entre la cuisine et la terrasse à grands coups de casseroles, de seaux, de poubelles et de toucs ...
Ah, si, y'en a qu'un seul pour rattraper le lot: not' Jérèm' national, authentique médecin bouddhiste zen... (ça me change de mon flamby poilu, tiens...:-D )
04 novembre 2009
La face musicale de la lune
Puisque Vincent est aux Nouragues, y'a pas de raisons que je me laisse aller (vous n
e croyez quand même pas que je vais rester chez moi avec des yeux de cocker battu, non?!?): ce week-end, on s'est fait plus de 450km avec les colocs et des coupins pour aller à La Face Musicale de la Lune, un festival de ouf' organisé par l'excellente association Uman Art sur la Mana.
Kit de base
Chiffres clés:
- 400 personnes dont 6 coupins en arrivant (50 en repartant??)
- Plus de 48h de nouba
- 300 bâches dans la forêt
- 2 pirogues pour acheminer tout le monde
- Cuites par personne: 2 (en moyenne)
- Gens perdus dans la forêt à la recherche de leur hamacs: au moins 2 ("Pauline" et miss pleurnicharde)
- Décibels: ND!
- Bières vidées: ND!!!!
- Cubis de rhum: ND!!!!!!
Le site était sur la rive de la Mana: un petit coin de paradis isolé. Sauf que ça, on l'a découvert le lendemain.
Quand on est arrivé au degrad (= débarcadère), il faisait déjà presque nuit donc le temps de charger tout ce petit monde (150 le vendredi soir), de faire les quelques kilomètres en pirogue (Jérém' a super apprécié d'être préposé à l'écopage tout le long du trajet...), on est arrivés de nuit. On a pas vu où on s'installait. On a pas vu comment on s'installait. On a juste posé les bâches en évitant les poches d'eau (au cas où...) et c'était parti pour une bonne teuf de 2 jours!
Dès qu'on a quitté notre bâche (et nos gobelets), ça a commencé très fort: le groupe de jongleurs Palhaço nous a fait un super show sur fond de percus, eux sur la rive opposée et les joueurs de percu au milieu de nous, sur les rochers émergeant de l'eau. Vous vous doutez que ça a été l'occasion de se rafraichir...
Une petite vidéo des Palhaço à l'oeuvre sur fond de percu (vraiment petite parce que j'en ai des plus lourdes à télécharger...)
Jongleurs de Feu de Palhaço (St Laurent du Maroni)
envoyé par audreyenguyane. - Découvrez plus de vidéos créatives.
Ce n'est que le lendemain qu'on a pris l'ampleur du festoche: il y avait comme une marée de bâches dans la forêt... L'allu complète!
Et ça a continué comme ça jusqu'au dimanche midi.... Avec du théâtre d'impro, les Palhaço et Massilia!!!!! (mais sous la pluie donc pas de photo à l'appui...)
Très très bon week-end!!! Mais très très fatiguant...
La Face Musicale de la Lune, c'est de la bombe de balle en forêt amazonienne avec les enfants qui courent partout, la pluie, le bon son, les spécialités locales et les copains!!!
Les copains, je vous invite tous à venir pour l'édition de l'année prochaine! Cé ki ki vient??
J'ai failli oublier:
Quart d'heure naturaliste:
Un serpent non identifié. Probablement Hydrodinastes bicinctus, une espèce aquatique inoffensive. Analyse en cours par les pros des serpents, les vrais...Vincent, Mael, Christian et Michel !
Et un arbre que je ne sais pas ce que c'est...
29 octobre 2009
Coucher du soleil sur la Savane Roche Virginie
Dimanche, on a eu une envie de forêt et de sueur. (Je crois que la sensation de puer des pieds de partout nous manquait...)
Malgré toutes les vadrouilles boueuses que j'ai pu faire il y a 2-3 ans (et encore! C'est comme si je n'avais rien vu de la Guyane!!), je n'ai jamais mis le pied sur une savane roche. Erreur! Une savane roche, c'est un point de vue incomparable sur la canopée, un dôme de granit quasi chauve dépassant de la forêt (sur lequel on pourrait faire cuire un œuf à midi)...
Nous sommes donc allés à la savane roche Virginie, près de Régina. 2 h de route (sachant qu'on est parti à 2 voitures et revenu avec une seule...), 1h de marche en mode "bourrin" pour arriver en haut avant le coucher du soleil puis le régal.
Jugez par vous même:
J'en suis restée pantoise...
Sur le retour, on a beaucoup plus traîné: c'est toujours sympa de fureter de nuit dans la forêt amazonienne. Y'a toujours des bébettes à trouver.
Sur la savane roche, il y a:
Anolis ortoni, mimétique à souhaits...
Leptodactylus myersi juvénile (on a aussi trouvé la maman mais mes photos sont moches...), le genre de grenouille assez dingue pour aimer vivre sous les plaques de granit en plein cagnard...)
J'ai même retrouvé Hubert*, mon popossum préféré!! (voir message du 29 décembre 2006 - wow! ça date!!)
Pendant ce temps là, Vincent faisait ses retrouvailles avec la boue guyanaise et les fourmis manioc. J'admets: ça donne des photos qui excusent la lessive qui a suivi...
Prochaine étape: on dors directement sur la savane roche pour voir ce qu'il se passe le matin au lever du jour...
* pour Mister Hub': je ne te connaissais pas en 2006! Tu te doutes bien que je ne me serais pas permis... Rien à voir: le popossum a trop de cheveux! :-p
24 février 2007
Les îles du Salut pour de vrai
Avec papa et Cathy, nous sommes allés aux îles du Salut pour 2 jours, avec l'idée de se la jouer "Robison Crusoë": dodo en hamacs au milieu des cocotiers, feu de paille de coco, etc.
Mais à l'aller, le temps menaçait. On s'est même pris un grain flash-éclair de folie qui a duré 3 minutes. Ca nous a suffit pour qu'on se dégonfle: nous dormirons dans les maisons des gardiens.
Mais au fait, gardiens de quoi? C'est quoi ces îles du Salut? Allez, faisons un peu d'histoire (bien que je sois une quiche en chiffres et dates...)
Les îles du Salut, ce sont trois îlots volcaniques qui ont servi de bagne français de 1793 à 1947. A l'époque, l'île Royale servait d'administration pénitentiaire où les bagnards les plus gentils servaient de larbins à leurs jôliers. Pour les autres, c'est le bagne (quel jeu de mots... Hu hu!). Des cages de 2m par 3 où ils étaient enfermés la majeure partie de la journée. Le pire devait être les éxécutions: ils prenaient les têtes brûlées, les mettaient à genou en cercle autour de la guillotine et les obligeaient à regarder la tête de celui qui avait été prévenu la veille de son éxécution tomber dans le panier.
Nous disions donc: L'île Royale accueillait l'administration ainsi que l'hôpital, l'île
Saint-Joseph servait pour les « fortes têtes » et l'île du Diable pour
les espions, les détenus politiques ou de droit commun. Il s'agissait
pourtant du bagne le moins dur de Guyane.Mais les conditions de détention n'en étaient pas moins humiliantes
avec des cellules sans toit, recouvertes d'une simple grille, comme au
bagne de Saint Joseph par exemple, où tous les gestes des détenus étaient épiés par les gardes qui se tenaient au-dessus.
En clair, c'était chaud-bouillant pour leurs miches. Y'a même eu des gardes assez sadiques pour leur faire casser et poser des petits cailloux pour sertir les joints des mur!! (voir photo)
Bon, c'est sûr, pour nous c'est des îles à cocotiers.
Revenons en à nos maisons de gardiens. Là-bas, of courses, les gardiens n'avaient pas de cages à lapins (éventuellement pour des lapins mais pas pour eux) mais des maisons qui sont louées aujourd'hui. Trop la classe mais on est loin de la vie à la dure dans les hamac.... Mais ça n'en reste pas moins sauvage comme vie. Y'avait plein de bestioles!
Des perroquets carnivores (sans rire! Ils ont essayé à 3 de me bouffer!!)...
NB: admirez la technique: l'un d'entre eux approche, l'oeil joueur, puis il charge à toute vitesse! Là, les choses s'enchaînent: pendant qu'il vous pince le dessus des pieds jusqu'au sang, les 2 autres se joignent à lui pour mettre à mort la bête...
Des saïmiris en meutes et des petits perroquets pilleurs de brioches...
Des agoutis voleurs de noix de coco...
Des iguanes et des paons présents pour le décor (mais ils sont fourbes! Vous connaissez l'histoire du monstre qui était un lapin blanc?)

Dédicace à Vincent: voici le lézard funky dont je te parlai: à rayures
noir/blanches sur le dos et noir à points blancs sur les pattes. Tu me
crois maintenant? 
Au milieu de tout ça, il a fallu survivre. Couper des noix de cocos, tendre les hamacs entre les cocotiers, lever la tête pour regarder la mer... Trop duur!
14 janvier 2007
Nouvel an au chaud
Pour le nouvel an, nous avons organisé une mission commando aux chutes Voltaire. Résumé en quelques chiffres:
- 18 coupins déchaînés
- 60km de piste latéritique défoncée
- 3 4*4 dont un Vitara playmobile en kit
- 1 4L psychédélique à fleu-fleurs
- 2 motos crottes
- 3 vélos
- 5 jours d'aventures plus ou moins foireuses (départ samedi pour rentrer mercredi)
- à peu près 12L de rhum...
Bon allez, je vous raconte tout parce qu'on a bien rigolé (mais pas toujours tout de suite... Hi hi!)
L'aller (parce que ça a été épique)
On s'est tapés les 60 km de piste. A moto, à vélo, en 4L, en 4*4. On aurai pu prendre les paris: les vélos auraient pu crever, les vététistes auraient pu craquer, les motos flancher, la 4L s'embourber jusqu'au moteur... Ben non. Les vélos et les pédaleux sont arrivés bien crottés, les motos sont passées sans encombres et la super 4L de Thouma passe partout et est increvable.
C'est le 4*4 de Mario qui a encore flanché. Du bruit, du bruit, du bruit... Puis craac! Comme dans les dessins animés ou dans les vielles séries à la Chéri fait moi peur. Le Vitara qui s'arrête net pendant que la roue continue à côté de la voiture et fini dans la forêt... Mierda! Vitara, c'est un 4*4 playmobile en kit ou quoi? Une fois la crise de fou rire passée, on s'est retrouvé comme des cons: plus de boulons pour remettre la roue en place, le tambour plié, l'essieu on ne sait dans quel état... Mais c'était nous avions avec nous 2 super héros: Vincent Mac Giver et Seb Oeil de lynx. L'oeil bionique de Seb a retrouvé des boulons. Ca s'est fini au muscle: au pied de biche et au marteau pour détordre le tambour (voir vidéo... moi, j'ai rien fichu: j'ai juste apporté les preuves de ce qu'il s'est passé...) puis au biceps pour refaire le filetage des pas de vis de l'essieu.
Vitara de Playmobile
Vidéo envoyée par audreyenguyane
Ben, vous savez quoi? On a réussi à aller jusqu'aux chutes (soit encore 10km de piste sportive) puis revenir jusqu'à St Laurent (retour par la même piste) et même jusqu'à Cayenne (3h de route). Le bricolage de gros bras, y'a que ça de vrai quand on est paumé au milieu de nulle part en forêt! Je peux vous dire que le ti'punch du soir a été mérité!
L'auberge (parce que ça a été festif)
Le but de la mission était d'aller passer le nouvel an à l'Auberge des chutes Voltaire. Un petit coin de paradis paumé en forêt guyanaise. Grande soirée VIP-tong (sauf Tom qui avait décidé de se faire un nouvel an en pyjama mais bon...) avec une douzaine d'autres copains qui nous ont rejoint dimanche.
Au menu: foie gras, toasts et plats locaux dignes d'un pacha.
- terrine de maïpouri
- rillettes de tatou
- aïmara au four
- gigot de cabiaï...
- du fromage (Mmmmm! J'ai pas souvent l'occasion d'en manger vu le prix ici!)
- des buches à la coco et à l'ananas
(rien que de repenser à tout ça, j'en bave... Encore bravo à Eva, la cuisto de l'auberge, qui a tout géré toute seule!!)
Tout ce festival de nourriture dans une ambiance très chaude arrosée d'un feu d'artifice et de champagne sur la plage de la crique (rivière) voisine. Les photos se passent de commentaires non?



Les chutes (parc
e que ça a été sportif)
Lundi (une fois la gueule de bois collective passée), on a migré vers les chutes pour y passer les 2 derniers jours. C'est à dire 1h de rando avec des sacs pleins de bouffe et de bouteilles (ben quoi? C'était le nouvel an, non?) dans la forêt équatoriale par 95% d'humidité et 28°. Autant dire que l'arrivée se résume à jeter les sacs, enfiler les maillots de bain et se jeter dans l'eau des chutes...
Là, on a quitté le mode VIP-tong pour passer en mode roots-pataugas: plus de WC, ni de douche (froide), ni d'électricité, ni de super plats de fous. Retour au carbet de base: cache-cache derrière les arbres, bains dans la rivière, bougies et feu de bois.
La vie, la vraie, au milieu des grenouilles.
Tout le monde a voulu aller voir les deuxièmes chutes, à environ 3h de marche en amont. Avec une amie (Yo Gégé!), on a eu une crise de flemmingite aigüe et avons décidé de rester au carbet bouquiner et ranger.
Vincent a emmené Tatal en forêt. Partis à 7h30 pour 10h de rando, les pieds trempés. "J'vais m'transformer en grenouille" qu'elle disait! N'empêche, môman, tu auras des souvenirs pleins la tête! Des bestioles, des passages de criques, des averses à assommer des grenouilles, poser pour le rôle de la nymphette des chutes Voltaire... non?

Pendant ce temps, avec Gégé, nous finissions notre petit déjeuner, peinardes jusqu'au moment où nous nous sommes aperçues qu'il y avait une colonne de fourmis qui avançait sous la table... Merde! (sur ce coup là, je me donne le droit de le dire!) Des grosses fourmis oranges! Ces fourmis là, c'est l'horreur. Si tu poses ton pied à moins de 50 cm d'elles, elles chargent. Leurs soldats c'est pas des tapettes en plus: ils ont des grosses têtes blanches avec des grosses mandibules noires... J'en ai eu une fichée dans ma pataugas. Ca a l'air débile de dire ça mais vu le délire pour la virer (ça serre! Vous avez pas idée!!) et l'état de la main de Mario quand il s'est fait pincer jusqu'au sang la veille, on a pas eu envie de se faire envahir! Les affaires et la bouffe de 12 personnes à protéger à 2. Le cauchemard!
On s'est battues 1h à grandes gamelles d'eau savonneuse, de rhum (si. On est désolées mais on a tout essayé). Quand on a cru les avoir vaincues, on a fait un dernier tour du carbet pour s'en assurer. Bordel!! Une colonne de fourmis avait fait le tour et montait par un des piliers dans le carbet! Les traîtres!! Question à deux balles: comment faire redescendre une colonne de fourmis sanguinaires et empêcher le reste de la troupe de suivre?? La solution: faire un mélange moitié citron pressé/moitié rhum, arroser le pilier et cramer tout ce qui bouge encore à la bougie. Ce qu'il y a au sol, ça sert à rien de l'écraser: il faut les rouler sous la chaussure dans le sable puis inspecter les antennes qui bougent encore. Puis les achever à la bougie. On a décimé la moitié d'une colonie sur ce coup là. A midi, on en pouvait plus mais on avait réussi à les rebouter.
Pour le coup, on a fini la piña colada, s'est goinfrée de travers de porc boucanés puis ti'punch (il restait encore de quoi survivre...). Puis... Merdeuuuu!! En revoilà!! Elles ont essayé de monter par un autre pilier mais on était devenues des guerrières de la fourmi rousse. Quand Vincent et maman sont rentrés, on venait de finir de les massacrer.
Vous voulez que je vous dise? Se battre contre 1 prédateur, ça doit être flippant. Mais là, il y avait de quoi devenir paranoïaque devant le nombre de ces saloperies.
J'aime pas les fourmis rousses.
Le retour (parce qu'il a bien fallu rentrer)

Le retour s'est passé sans encombres. Sauf qu'on a eu la pluie sur tout le retour. On était déjà pourri au bout de 2 minutes de marche mais il a fallu traverser des ruisseaux qui avaient gonflés avec la pluie (du filet d'eau on était passé à la crique jusqu'aux cuisses). Vu le temps, il a fallu charger les vélos dans la 4L et les gens dans les autres voitures. On était bien serrés, coincés entre les sacs des uns et les toucs (bidons étanches) des autres...
La piste était pas mal elle aussi, avec ses lacs de boue, sa glaise bien amoureuse...
Allez, juste pour le plaisir des yeux: la 4L de choc de Touma en plein franchissement de champ de bouillasse...
07 janvier 2007
La maison dans les arbres avec Tarzan
Le week-end du 6-7 janvier, Vincent et moi avions emmené maman chez Tarzan (officiellement "Lionel"). Comme la dernière fois: bestioles, bouffe, apéro, aventures dans les arbres...
Balade en pirogue...

Dans les bois...

Vont tomber? Vont pas tomber lors des traversées de criques?
balade en forêt guyanaise
Vidéo envoyée par audreyenguyane
Sport sur corde pour atteindre le paradis des brocolis...


On a eu quelques rencontres surprenantes aussi. On s'est une fois de plus bien régalés les yeux: observations de
malades de
pitis oiseaux fluos au dessus de la canopée, de deux groupes
de singes hurleur et de toucan à bec rouge...
NB: pas de photos de ces rencontres, Vincent ne me les ayant pas encore envoyées... (Kess tu fiches Loulou??)
Une photo de plus de nuit pour la magie...
Cadeau bonus: les vidéos de la tyrolienne en forêt. Accrochez vous à votre slip!
Quand c'est Tarzan qui filme depuis sa liane, ça donne un sacré aperçu de nos aventures:
Tyrolienne du carbet canopée
Vidéo envoyée par audreyenguyane
Les exploits de maman: je m'attendais à un petit cri aigu mais c'est plutôt le fou rire... Hu hu!
Tyrolienne du carbet canopée
Vidéo envoyée par audreyenguyane
Au tour de Vincent... Lionel ne peut pas s'empêcher de le chicaner. Des vrais gamins ces deux là....
Tyrolienne du carbet canopée
Vidéo envoyée par audreyenguyane
29 décembre 2006
Le Rorota
Non, le rorota n'est pas le petit nom affectif qu'on donne à l'éructation post-binouse.
C'est le nom d'un sentier de Cayenne. Arrêtez de rire: on est quasiment en ville et on voit plein de bébettes! Y'a même des coches (des "premières fois qu'on voit") à faire!
Sur l'rorota, devinez quoi qui gna,
Sur l'rorota, y'a des tamarins,
des tamarins à mains dorées,
qui font des galipettes dans les fourrés...
Et tralalala lonla et tralala lonlère...
Sur l'rorota, devinez quoi qui gna,
Sur l'rorota, y'a des paresseux,
les plus paresseux des paresseux,
qui daignent à peine ouvrir les yeux...
Et tralalala lonla et tralala lonlère...
Sur l'rorota, devinez quoi qui gna,
Sur l'rorota, y'a des champis,
les plus oranges des champis,
Qui rendent malade à mon avis...
Et tralalala lonla et tralala lonlère...
Sur l'rorota, devinez quoi qui gna,
Sur l'rorota, y'a des grages à petits careaux,
dont je n'ai pas la photo,
qui sont plus méchants que beaux...
Et tralalala lonla et tralala lonlère...
PS: elle vous plaisent mes chansons? Vous croyez que j'ai de l'avenir là-dedans?)
Chateau de Cacao
Chateau aux serpents, nouvelle édition! Ce coup-ci, en famille! Là où maman à rencontré les mygales et les pluies tropicales. La rando de nuit, c'est rude, mais ça en vaut le coup... Voici encore plein de photos!
Tatal rencontre les mygales. Arf! La tête!! Ca vallait bien une photo!!
De quoi frissoner: les amblypyges. Encore plus moches de des mygales avec leurs grandes pattes démesurées... Brrrr!
Allez! On passe aux serpents!
Le Pseustes sulphureus qu'est pas content: il gonfle son cou dès que Vincent l'approche avec sont gros objectif. C'est marrant: il a instantanément dégonflé quand je l'ai pris... Quel amateur ce mec!!
Le boa canin: on ne s'en lasse pas.... (Zut!! Pascal, notre guide est carrément butté: il a pas voulu que je joue avec! Pourtant, j'ai bien réussi à calmer le pseustes!! Raaah! Mon boa!)
Et encore plus grave: les granouilles. Là, on a fait fort.
La phyllomedusa bicolor est une espère de grenouille arboricole E-NOR-MEU. Pour échelle, vous avez la cuisse de poulet de Tatal et sa main... Jamais vu une grenouille pareille! C'est gros, c'est bô mais c'est carrément pataud...
Encore plus délire: cochranella oyapiensis (je sais, elles ont des noms barbares mais appelons les "Roméo" et "Roulietta"). Ces grenouilles qui font à peine leurs 2 cm de long sont vertes à points dorés sur les flancs (oui, vous avez dû voir...) mais sont transparentes. Quand on les retourne, on peut voir leurs poumons, leur coeur, etc. Du délire. Vu leur taille et leur couleur, elles ne sont pas évidentes à trouver. Mais si!! Vincent l'a fait! Coup de bol, elles chantaient! Il nous en a ramené une puis en repartant on est tombé sur un couple et faisait zizi-pan-pan! Délire!! Roméo (qui est sur le dos de Roulietta) carressait le bras de madame puis faisait tiguidi-guidi! Trop fort ce Roméo...
2 photos de plus pour le fun:
Yéyé et Hubert, son popossum sauvage
Tatal et 120 (Vincent et verlan, hi hi!) supers intégristes sous la pluie (à votre avis, comment on fait pour vous ramener des photos aussi délires?? Parapluie en forêt!)
Les marais de Kaw, c'est bô
Pour une fois que maman voyage, j'ai décidé de lui en mettre plein les yeux. Le 25, on est parti pour une visite dans les marais de Kaw. Moi, je l'avais fait de nuit mais de jour, c'est gravissime comme c'est beau.
Petit échantillon gratuit...
Au milieu de paysages à couper le souffle, on a vu:
plein de grandes aigrettes qui font "Wreuaah!"
Des grenouilles qui font "Groak! Groaak!"
des zébus qui font "Flich! Flouch! Meuuuh!"
Du coup, on se régale les yeux... (les gonz' qui intégrisent, c'est une photo collector!!)
Sur le retour, Vincent c'est amusé avec un "petit" serpent. Il est vraiment trop fort mon homme...




























































